Baptiste Trotignon

Baptiste Trotignon • © Hélène Pambrun

Piano / France

Né en 1974, Baptiste Trotignon entreprend l’étude du piano classique à 8 ans. Adolescent, il découvre le jazz et l’improvisation, qu’il apprend en autodidacte. Quelques années plus tard, il monte son trio avec Clovis Nicolas (basse) et Tony Rabeson (batterie) et ses deux premiers albums parus chez Naïve - “Fluide” et “Sightseeing” - le révèlent à 26 ans comme l’un des plus complets et des plus séduisants pianistes de la nouvelle génération. Les récompenses pleuvent - Django d’Or, Prix Django Reinhardt de l’Académie de Jazz, Grand Prix du Concours International Martial Solal en 2002, Révélation française aux Victoires du Jazz 2003 - et nombre de grandes scènes françaises et internationales - Salle Pleyel, Marciac, Montréal, Vienne, Nice, Montreux, Toronto, La Roque d’Anthéron, Piano aux Jacobins... - invitent désormais le jeune pianiste. À partir de 2005, il entame une période de collaboration musicale avec le saxophoniste David El-Malek, avec lequel il enregistre deux albums en quartet, et grave avec Aldo Romano l'album “Flower power”, qui est un clin d’oeil nostalgique à la période de la fin des années 60 et du début des années 70. Multipliant les rencontres éclectiques, il s'épanouit dans des directions diverses - concerts en duo avec des improvisateurs de haut vol comme Tom Harrell ou Brad Mehldau, et avec les pianistes classiques Nicholas Angelich et Alexandre Tharaud, direction artistique de soirées-hommages à Edith Piaf et Claude Nougaro à Montreux, musique de film pour le “Sartre” de Claude Goretta... Début 2009 sort son premier album américain, “Share“, enregistré à New York en compagnie d'Eric Harland, Tom Harrel et Mark Turner ; l'année suivante paraît un autre disque, un live survolté capté à Londres et dont il écrit une version pour orchestre à cordes et vents ; créée au Festival de Marciac, cette partition lui vaut de recevoir de la SACEM le Grand Prix du Jazz 2011. En 2012 paraît l'étonnant et audacieux album “Song Song Song” dans lequel il évoque son amour de la voix et auquel participe une belle poignée d'artistes, parmi lesquels Miossec et Melody Gardot. À la même époque est créé, par Nicholas Angelich, son concerto pour piano “Different Spaces”, commande de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine ; accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, cette première pièce orchestrale d’envergure totalement écrite lui vaut d'être nommé aux Victoires de la Musique Classique 2014 en tant que Compositeur de l’année. Développant cette nouvelle facette de son travail dans le domaine de la musique de chambre, il compose le quatuor à cordes “Empreintes” et la Sonate pour flûte et piano. Après un album acoustique de ballades réalisé en duo avec le saxophoniste Mark Turner (“Dusk is a quiet place”, 2013), le jeune quadragénaire revient en 2014 à l’art du trio avec “Hit”, aux côtés de Thomas Bramerie, son fidèle partenaire, et de Jeff Ballard, maître américain du groove.

SC

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