Yaron Herman

Yaron Herman • © Julien Mignot

Piano / France - Israël

Pianiste précoce au parcours singulier et à l’ascension rapide, Yaron Herman séduit par l’intensité de son jeu et une volonté très affirmée d’ouvrir son répertoire à un vaste ensemble de références qui n’avaient guère droit de cité dans le jazz hexagonal avant lui. Débutant l'étude du piano, après qu’une intervention chirurgicale ait anéanti ses espoirs de mener une carrière de sportif de haut niveau, il suit l’enseignement d’Opher Brayer dont la méthode, basée sur une approche mathématique et spirituelle de la musique, nourrit toujours son approche de l’improvisation. Des progrès rapides l’amènent à donner ses premiers concerts en Israël et à envisager des études au Berklee College of Music de Boston. Mais il se fixe finalement à Paris où, fréquentant squats artistiques et jam sessions, il se fait rapidement remarquer des médias et des professionnels. À 21 ans, il cosigne son premier album, un duo, avec le batteur Sylvain Ghio. Porté par un engouement médiatique qui ne se dément pas, salué au Concours de jazz de La Défense, il enregistre en 2005 un disque solo sobrement titré “Variations”, qui affiche un répertoire délibérément éclectique (Gershwin, Gabriel Fauré, Sting, chansons populaires d’Israël...) et une sensibilité lyrique qui doit à l’écoute attentive de Keith Jarrett, Bud Powell, Lennie Tristano ou encore Paul Bley. Deux ans plus tard, c’est à la formule du trio qu’il s’essaye avec l'album “A Time for Everything”, accompagné de deux musiciens américains avec qui il partage abondamment la scène : le contrebassiste Matt Brewer et le batteur Gerald Cleaver, rencontrés à New York. Élu Révélation instrumentale de l'année 2008 par les Victoires du jazz - nomination qui marque le début d’une reconnaissance internationale -, il enregistre en 2009 avec le même trio un second disque : “Muse”. S’inscrivant dans une aire du piano jazz contemporain dont Keith Jarrett, Brad Mehldau, The Bad Plus ou encore Jason Moran ont délimité le périmètre, Yaron Herman ne craint pas d’affirmer une sensibilité pop qui va de pair avec une expression extravertie et la revendication d’influences (Björk, Radiohead, Police) qui contribuent à la popularité et à la reconnaissance de ses talents de musicien. Désireux de repousser les frontières musicales, il collabore avec le Quatuor Ébène, le pianiste Bertrand Chamayou et plus récemment, avec Matthieu Chédid avec qui il donne des concerts exceptionnels au Théâtre de l’Odéon à Paris et sur la grande scène de Jazz in Marciac.

Après deux albums enregistrés pour Act Records et encensés par la critique - “Follow The White Rabbit” (2010) et “Alter Ego” (2012) -, Yaron Herman a signé en octobre 2014 avec le prestigieux Label Blue Note (Universal Music) pour trois albums dont le premier, “Everyday”, en duo avec le batteur Ziv Ravitz, est paru en 2015, et le deuxième, “Y”, en trio avec Ziv Ravitz et Bastien Burger, bassiste du groupe The Dø, est paru au printemps 2017.

  • Deezer

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