L’un des artistes français les plus récompensés (notamment par cinq Victoires de la musique), Bertrand Chamayou met sa curiosité et sa sensibilité au service d’un ensemble de pièces qui sont autant de « chants sans paroles ».
Outre sa technique transcendante et sa sonorité raffinée, Bertrand Chamayou est (re)connu pour ses choix d’œuvres qui renouvellent l’expérience du récital. Il aime ainsi à défendre de grands cycles (Années de pèlerinage de Liszt, Vingt Regards sur l’Enfant-Jésus de Messiaen, mais aussi intégrale Ravel), tout comme élaborer des programmes qui sont autant de voyages dans le répertoire pianistique. Pour ce récital à La Roque, les Lieder ohne Worte (« chants sans paroles ») de Mendelssohn font office de point de départ. Chamayou tire ensuite ce fil dans de multiples directions : échos romantiques ou modernes (de Fauré à Crumb), transcriptions de lieder par Liszt ou des Beatles par Takemitsu, et enfin la Wanderer-Fantasie de Schubert, composée sur l’un de ses propres lieder. Une chose est sûre : le piano de Bertrand Chamayou chante.
Son clavier vibre d'une poésie indicible, confirmant sa place incontestée au sommet de l'école française d'aujourd'hui. - Diapason (2026)
Mendelssohn : Lieder ohne Worte, opus 19 n° 1 & 2, opus 38 n° 5
Ives : Song without (good) words
Mendelssohn : Lieder ohne Worte, opus 53 n° 4, opus 30 n° 2, opus 53 n° 3, opus 38 n° 2
Fauré : Romance sans paroles, opus 17 n° 3
Mendelssohn / Liszt : Auf Flügeln des Gesanges
Mendelssohn : Lied ohne Worte, opus 67 n° 4 C.
Schumann : Romance en la mineur
Mendelssohn : Lieder ohne Worte, opus 85 n°2, opus 30 n° 6, opus 67 n° 5, opus 67 n° 2
Schumann / Liszt : Frühlingsnacht
Lennon & McCartney / Takemitsu : Golden slumbers
Schumann / Liszt : Widmung
Crumb : Eine kleine Mitternachtsmusik
Kurtág : Scraps of a Colinda Melody
Schubert : Wanderer-Fantaisie, D. 760
Bis : Kurtág : Perpetuum Mobile
© Marco Borggreve – Warner Classics