Ils sont dans la trentaine seulement, mais ils ont joué ensemble toute leur vie, et ont déjà derrière eux de nombreuses récompenses ainsi qu’une riche discographie qui témoigne de leur curiosité éclectique. Formés auprès de Maria João Pires, les frères Jussen relèvent avec brio le flambeau de la musique en famille dont leurs aînées les sœurs Labèque (mais aussi, en dehors de l’univers pianistique, les frères Capuçon) représentent une référence incontournable. Au programme de leur récital, de grandes pages du répertoire à deux pianistes. L’épanouie Sonate K. 521 de Mozart et les miniatures des Épigraphes antiques de Debussy, au coude-à-coude, ouvrent au face-à-face du deux pianos, avec le romantique Andante et variations pour deux pianos op. 46 de Schumann, mais aussi la Suite pour deux pianos n° 2 de Rachmaninov et La Valse de Ravel, deux pièces pleines de fougue.
Leur maîtrise du double clavier tient du prodige : on oublie la mécanique des deux instruments pour n'entendre qu'une seule entité symphonique aux couleurs infinies, vibrant d'une énergie commune et d'une clarté polyphonique diabolique. - Le Figaro (2026)
Mozart : Sonate pour piano à quatre mains en ut majeur, K. 521
Schumann : Andante et Variations pour deux pianos, opus 46
Ravel : La Valse
Debussy : Épigraphes Antiques
Rachmaninov : Suite n° 2 pour deux pianos, opus 17
© Marco Borggreve