en mi bémol majeur opus 73 “L’Empereur”
Beethoven : Symphonie n°3 en mi bémol majeur opus 55 “Héroïque”
Bis du concert
M.I. Glinka
Nocturne en fa mineur, La Séparation
Mazurka en sol mineur
Alexander Malofeev s’est fait connaître sur la scène internationale en remportant en 2014 (à seulement 13 ans) le prestigieux Concours international Tchaïkovski pour jeunes musiciens. Salué par la critique qui le considère comme “le dernier phénomène de l’école de piano russe” (Corriere della Sera), il s’impose aujourd’hui comme l’un des pianistes les plus remarquables de sa génération et comme l’un des artistes les plus captivants de la scène classique actuelle : “Malofeev ne se contente pas de jouer les notes ; il insuffle de la vie à chaque phrase, comme si chacune racontait quelque chose d’entièrement nouveau…” (The Guardian). Né à Moscou en 2001, il vit désormais à Berlin. Depuis ses débuts prometteurs, il s’est produit à travers le monde avec des orchestres de tout premier plan parmi lesquels l’Orchestre de Philadelphie, l’Orchestre symphonique de Boston, l’Orchestre de l’Académie nationale Santa Cecilia, l’Orchestre du Festival de Lucerne, la Filarmonica della Scala, et beaucoup d’autres. Collaborant régulièrement avec des chefs d’orchestre de renommée internationale tels Riccardo Chailly, Mikhail Pletnev, Charles Dutoit, Michael Tilson Thomas, Yannick Nézet-Séguin ou Joann Falletta, il se produit en récital dans les plus grandes salles de concert du monde – Musikverein de Vienne, Concertgebouw d’Amsterdam, Carnegie Hall de New York, Philharmonie de Berlin, Bozar à Bruxelles, Elbphilharmonie de Hambourg… – et dans des festivals majeurs tels Verbier, La Roque d’Anthéron, Rheingau Musik Festival, Tanglewood et l’Aspen Music Festival aux États-Unis, Master Pianist Series à Amsterdam, ou encore la Celebrity Series of Boston. Artiste exclusif du label Sony Classical, il prépare actuellement un premier album dont la sortie est prévue à l’automne 2025.
Lorraine Campet contrebasse
Nommée Révélation Soliste instrumentale lors des Victoires de la Musique Classique 2025, Lorraine Campet débute très jeune des études de contrebasse et de violon. Obtenant en 2016 son Master de contrebasse au CNSMD de Paris, dans la classe de Thierry Barbé et Jean-Edmond Bacquet, elle se perfectionne une année durant avec Petru Iuga à l’université de Mannheim en Allemagne, tout en poursuivant des études de violon dans la classe de Jean-Marc Phillips-Varjabédian, jusqu’à l’obtention de sa Licence en 2019. Premier Prix du Concours international Leopold Bellan, du Concours international “Bass 2014” à Amsterdam et du Concours international du FMAJI, elle a également remporté le Deuxième Prix du Concours international Giovanni Bottesini. Co-soliste à l’Orchestre Philharmonique de Radio France de 2015 à 2022, elle est régulièrement invitée à jouer avec l’orchestre MusicAeterna dirigé par Teodor Currentzis, ainsi qu’avec le London Symphony Orchestra et le Sinfonia Grange au Lac à Évian. Chambriste recherchée, elle se produit aux côtés d’artistes tels que Barbara Hannigan, Leonidas Kavakos, le Trio Wanderer, Renaud Capuçon, le Quatuor Modigliani, François Salque, Lise Berthaud, Roland Pidoux et Sarah Nemtanu, dans des festivals tels que le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence, Pâques à Deauville, les Rencontres Musicales d’Évian, La Folle Journée de Nantes et l’Académie Seiji Ozawa. En tant que violoniste, elle est membre du Quatuor Confluence qui est en résidence à la Fondation Singer-Polignac et Premier Prix du Concours international de quatuor à cordes de Trondheim. Lorraine Campet joue une contrebasse de Richard Gonon et un archet d’Emilio Slaviero.
© Evgeny Evtyukhov
Fondé à la fin du XVIIIe siècle, l’Orchestre national Avignon-Provence appartient à ces orchestres qui, depuis longtemps, structurent la vie musicale française et y accomplissent les missions de service public de la culture : création musicale, diffusion et accompagnement des publics dans la découverte d’un répertoire vivant de plus de quatre siècles. Grâce à une politique artistique ambitieuse menée par sa directrice musicale Déborah Waldman, l’orchestre démontre une profonde intelligence musicale et une rare souplesse dans l’approche des œuvres, quels que soient leur époque et leur style. Accueillant des solistes et chefs de renom tout en favorisant la promotion d’artistes émergents, il multiplie les collaborations pluridisciplinaires et affiche sa volonté d’accroître l’égalité entre les femmes et les hommes au sein des équipes artistiques. Le département des Actions culturelles fondé en 2009 lui permet en même temps d’approfondir sa politique d’actions éducatives et culturelles, avec une possibilité donnée à plus de 20 000 enfants, adolescents et adultes d’assister aux concerts de l’orchestre. Investi sur l’ensemble de son territoire régional – partenaire fidèle de l’Opéra Grand Avignon dont il accompagne toute la saison lyrique, il est aussi l’invité du Festival d’Avignon, de La Roque d’Anthéron, du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence et des Chorégies d’Orange -, l’Orchestre national Avignon-Provence n’en rayonne pas moins en France et à l’étranger. Menant une politique discographique de qualité, il a inauguré avec l’album Charlotte Sohy, compositrice de la Belle Époque (2022) une série d’enregistrements axés sur la redécouverte d’œuvres de compositrices oubliées, dans laquelle s’inscrit le récent disque Sparklight (avril 2024). Ayant obtenu en 2020 le label Orchestre national en Région, l’Orchestre national Avignon-Provence est soutenu par le Ministère de la Culture, la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Département de Vaucluse, la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon et la Ville d’Avignon.
© Alexandra de Laminne
Née au Brésil, Debora Waldman grandit en Israël, puis en Argentine. À 17 ans, elle dirige pour la première fois et s’oriente vers la direction d’orchestre. Formée au CNSMD de Paris, elle est entre 2006 et 2009 l’assistante de Kurt Masur à l’Orchestre National de France. Nommé en septembre 2020 Directrice musicale de l’Orchestre national Avignon-Provence – contrat renouvelé jusqu’en 2026 -, elle devient la première femme placée à la tête d’un orchestre national permanent français. Nommée en outre Cheffe Associée à l’Opéra de Dijon après un éblouissant Don Pasquale au printemps 2022, elle a récemment dirigé l’Orchestre de chambre de Genève, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg et l’Orchestre national de Lyon au Festival de la Côte-Saint-André.
Dans le domaine lyrique, elle a dirigé entre autres des productions de Aïda, Madame Butterfly, Don Giovanni, Idoménée, La Flûte enchantée et Tosca, sans oublier La Sérénade de la compositrice française Sophie Gail. S’inscrivant dans une démarche de “questionner en permanence”, elle a créé son orchestre Idomeneo qui se produit régulièrement à Paris. Soucieuse de porter un message de paix, elle a dirigé le concert “Thessalonique, carrefour des civilisations” en l’honneur de l’amitié arabo-israélienne. Cheffe dynamique, elle s’engage également dans la transmission via le projet Démos de la Philharmonie de Paris, créé en 2010. On lui doit par ailleurs la création mondiale, en 2019, de la symphonie Grande Guerre écrite en 1917 par la compositrice française Charlotte Sohy, dont elle a retrouvé la partition oubliée et dirige la première parisienne avec l’Orchestre National de France, avant d’enregistrer l’œuvre en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane (parution en mars 2023). Au disque, le premier enregistrement de Débora Waldman avec l’Orchestre national Avignon-Provence, Charlotte Sohy, compositrice de la Belle Époque, est paru en 2022 sous le label La Boîte à Pépites / Recording Women Composers – disque qui a reçu de nombreuses récompenses nationales et internationales : Diapason Découverte, Diamant Opéra Magazine, 5 Étoiles de Classica, et Nominé à l’International Classique Awards.
© Lyohdo Kaneko